Exclusivité - Chantal Thomass raconte son "Crazy" défi

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La célèbre créatrice de lingerie Chantal Thomass a pris les rênes du Crazy Horse pendant trois mois, avec un spectacle intitulé Dessous Dessus, dont elle signe la direction artistique.

Chargée de créer quatre tableaux inédits et d’imaginer les costumes et la mise en scène du spectacle, elle apporte également sa touche personnelle sur des tableaux « classiques » du répertoire.

La créatrice à l’incontournable carré noir nous raconte en exclusivité comment elle s’apprête à relever ce défi et à mettre le Crazy Horse sens et sans Dessus Dessous !

La "touche" Chantal Thomass

Quelle sera la touche « Chantal Thomass » dans ce nouveau show ?

J’ai toujours beaucoup aimé les spectacles du Crazy et j’avais envie d’y apporter une touche personnelle avec mes propres codes, une certaine dose d’impertinence que j’ai dans ma personnalité et qui est peut-être un peu différente de celle du Crazy et des idées de tableaux différentes et j’espère aussi un peu surprenantes (rire).

Je vais également faire porter aux danseuses  un peu plus de vêtements que d’habitude, mais rassurez-vous … elles les enlèveront !

Découvrez le making-of du spectacle en vidéo :

Un nouveau rôle plein de défis pour la prêtresse de la lingerie chic

Dans ce nouveau rôle de Directrice Artistique du Crazy Horse, quels sont vos plus grands défis ?

Ce qui est complétement nouveau pour moi … c’est que je ne maitrise pas tout !

J’ai, par exemple, une toute petite scène ! Pour la petite anecdote j’ai eu un problème de hauteur… Au début j’avais prévu de faire porter aux danseuses des chapeaux de 50 cm de haut mais je me suis vite rendu compte que ça n’allait pas être possible.

Il y a aussi une réelle adaptation à faire avec les costumes. On a essayé plusieurs choses où les danseuses m’ont tout de suite dit « ça, je ne pourrais pas danser avec ». Il faut bien noter qu’elles bougent vraiment beaucoup, donc c’est un réel défi de les habiller.

Il faut vraiment penser à tous les détails, comme un metteur en scène, et c’est assez différent d’un défilé.

Les « dessous » de la création

Comment ça se passe pour la création des numéros ?

Le processus créatif commence avec des dessins et des croquis qui reflètent nos imaginations, nos idées et ce qu’on avait envie de montrer sur scène. Après il y a une réelle adaptation vis-à-vis de la chorégraphie. Je collabore avec un chorégraphe qui est formidable, Stéphane Jarny, et je n’ai pas grand-chose à dire car il s’y connait bien mieux que moi !

Il y a également l’influence des différentes chansons et musiques qui vont composer le show. J’ai envie que les paroles des chansons, qui sont la plupart du temps en français, s’adaptent à l’histoire que j’ai voulu raconter et aux costumes.

Ce qui m’a vraiment étonné au début c’est qu’on a essayé des quantités de pièces de lingeries différentes, et il y en a qui sont spectaculaires et on pense que ces pièces-là sont les plus belles et pourtant elles ne sont pas extraordinaires sur scène. Et à l’inverse des pièces qui nous semblaient moins intéressantes, deviennent celles qui en jettent un maximum et qui ressortent beaucoup mieux sur scène ! Il faut vraiment tout essayer pour savoir, faire des essayages sur les danseuses, les faire bouger avec, les faire danser avec pour pouvoir s’imaginer le rendu final. Il nous reste encore beaucoup de travail !

Du glamour et du rock'n'roll

Quelles sont vos inspirations, et vos envies pour les costumes des Crazy Girls ?

J’ai essayé de raconter des histoires, notamment dans les nouveaux tableaux. Mais l’histoire que je me suis racontée moi, il faut que le chorégraphe l’adapte à sa manière. J’aime un des nouveaux tableaux où il y a une balançoire, qui est dans un esprit un peu Marie-Antoinette, et petit à petit Marie-Antoinette est devenue une rockeuse !

J’ai voulu apporter du glamour et du rock’n’roll. J’ai voulu apporter plus de fantaisie et plus d’impertinence. C’est un mot qu’on utilise beaucoup dans le monde de la lingerie. Mais je sais qu’il y en a déjà beaucoup au Crazy !

Un peu de "teasing"...

Pouvez-vous nous dire quel est votre tableau préféré du Crazy Horse ?

J’aime beaucoup le tableau Leçon d’érotisme, qui sera d’ailleurs retravaillé pour l’occasion (vous verrez !). J’aime le fait que la danseuse se déshabille. C’est d’ailleurs ce que j’ai essayé d’ajouter dans le show. Je trouve ça très érotique et sexy. Quand une danseuse arrive déjà toute nue sur scène, même si elle est évidemment superbe, on n’a pas cette petite dose de mystère. J’aime également le numéro Teasing, que je n’avais pas vu depuis longtemps sur la scène du Crazy Horse … et que vous allez donc retrouver dans Dessous Dessus !

Qu’est ce qui est « Crazy » et qu’est ce qui ne l’est pas pour vous ?

Pour moi ce qui est Crazy ce sont les lumières et les cambrures, vraiment propres au Crazy Horse. Ce qui n’est pas Crazy, c’est la vulgarité, ce qui est borderline et qui manque de chic. C’est tout l’inverse du Crazy.

Andrée Deissenberg: « Attendez-vous à des surprises!»

Andrée Deissenberg, Directrice Générale Création & Développement du Crazy Horse, est la personne qui a eu l’idée de confier la direction artistique du Crazy Horse à Chantal Thomass, l’invitant à prendre la relève de grands noms de la mode et du spectacle comme Christian Louboutin, Philippe Decouflé ou encore récemment Dita Von Teese.

Chantal Thomass au Crazy … à quoi doit-on s’attendre ?

A des nouveaux numéros, bien sûr, mais aussi à un show habillé autrement, ludique et impertinent, à une autre façon de présenter la femme Crazy, à de nouveaux visuels et des surprises…

Pouvez-vous nous donner une petite information en avant-première sur Dessous Dessus ?

Nous avons retravaillé pour la première fois depuis 1989 notre célèbre tableau d’ouverture God Save Our Bareskin et avons réalisé ensuite que cela s’inscrit parfaitement dans l’actualité politique européenne…pensez Brexit (ou devrais-je dire « Br’excite Me» !) … mais je n’en dis pas trop, le reste sera à découvrir sur la scène du Crazy Horse à partir du 5 octobre !

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